Madère, Jour 4-5-6 : Les bords de mer

CARNET DE VOYAGE

Madère

Salut 🙂

Pas trop dur la rentrée ?

Je continue de vous raconter mon petit périple sur l’île de Madère, pour vous donner envie d’y aller !

Et si vous avez loupé l’article précédent, c’est par ici !

 

Jour 4 : Mardi 26 juillet

Après 3 nuits passées à Funchal, nous prenons la route pour commencer nos découvertes dans le reste de l’île.

Camara de Lobos

Nous commençons par un stop à Camara de Lobos, un village de pêcheur situé aux portes de Funchal. Il est mignon, mais a beaucoup perdu de son pittoresque et ça se ressent. Auparavant, quand Churchill venait à Madère, il aimait peindre des scènes du paysage de la ville. Voilà pour la petite histoire qui a permis à Camara de Lobos de devenir un peu célèbre.

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Camara de Lobos Camara de Lobos Camara de Lobos

C’est sympa de manger sur la place de la République, mais sinon, à part se balader et visiter l’église paroissiale, il n’y a pas grand chose à faire. Mais j’ai tout de même repéré une petite adresse parfaite pour une pause gourmande : Forma d’Açucar . Il s’agit d’une boutique qui dispose, à l’étage, d’un restaurant avec une jolie et discrète terrasse avec vue sur la mer. Les gâteaux sont faits maison, et les proportions bien généreuses. Comme partout à Madère, la terrasse est remplie de petits lézards qui n’attendent qu’une chose : qu’on fasse tomber une miette !

 

Cabo Girao

Ensuite, nous prenons la voiture pour aller à Cabo Girao, un spot offrant une vue panoramique à couper le souffle. Le lieu est composé d’un sol en verre, perché à 580 m de hauteur au dessus de la mer. Attention à ne pas avoir le vertige.

Cabo Girao Cabo Girao

 

En hauteur, le soleil tape fort, et il fait très très chaud. Nous ne nous éternisons pas, et après quelques photos nous reprenons la route direction le nord de l’île pour découvrir notre second logement.

Ponta Delgada

Pendant des siècles, des paysans travaillaient durement dans les champs de Ponta Delgada dans des terres qui n’étaient pas les leurs, mais celles de riches propriétaires qui vivaient à Funchal. Ces derniers profitaient des produits des récoltes. Ce métayage a inspiré des auteurs comme Horacio Bento de Gouveia qui a écrit des livres sur ces « esclaves de la terre » qui doivent subir les caprices de leur seigneur. Son oeuvre la plus connue s’intitule « Ilhéus » ce qui signifie « Insulaires ». Mais , lors de sa publication en 1949, elle déplut au régime de Salazar qui appliqua la censure sur certains passages. Bien sûr, il s’agissait des passages dénonçant l’inégalité… C’est seulement en 1975, après la révolution des Oeillets, que « Ilhéus » put enfin être publié dans son intégralité. Il est d’ailleurs considéré aujourd’hui comme le  meilleur de tous les romans madériens du milieu du siècle.

La ville est située dans le Nord de Madère.

Actuellement, Ponta Delgada est une petite station balnéaire qui dispose  d’une piscine face à la mer accessible pour seulement 1,50€ par personne. Et notre logement AiBnB a une vue directe sur la piscine et donc la mer !

En découvrant le logement, nos yeux brillent. Deux étages, un jardin et une des chambres offrant une vue sur la mer (et un cimetière…), un barbecue, un salon spacieux et même un babyfoot… Magnifique !

Vous voulez un petit aperçu, voici les photos piquées au site AirBnB 🙂

airbnb Ponta Delgada airbnb Ponta Delgada

 Rui, le monsieur qui nous accueille était sympathique et souriant. On se sent toute de suite en confiance dans cette maisonnette. Il y a juste une pièce, qui donne sur le salon et sur le jardin, à laquelle nous n’avons pas accès car elle est verrouillée. Rui nous explique que c’est un espace réservé à la femme de ménage pour qu’elle puisse entreposer les produits ménagers, ce que l’on peut bien comprendre.

Après des courses et un bon dîner, nous descendons dans la rue pour nous rapprocher de la mer et profiter de la vue dans la nuit. Les garçons partent à la chasse aux crabes tandis qu’avec M. on se pose pour papoter. D’abord de tout et de rien, mais avec le cimetière près de nous, la conversation a vite tourné sur les esprits, fantômes et compagnie, forcément. Nous restons dehors à discuter  pendant environ trois quart d’heure, jusqu’à ce que les gars nous rejoignent pour qu’on rentre tous ensemble. Nous passons par le jardin car nous n’avons pas verrouillé la porte fenêtre.

A Madère, le taux de criminalité est quasi inexistant donc nous n’avons aucune crainte à ne pas fermer à clé les portes. Sauf qu’arrivés à destination :  GROS CHOC.

Notre porte fenêtre est toujours bien fermée, mais pas la pièce « secrète » réservée à la femme de ménage. La porte est grande ouverte.

On se regarde tous. On est persuadé qu’elle était bien fermée au moment de partir… R., muni de son portable en mode lampe torche, décide de rentrer dans la salle voir ce qu’il se passe. On l’attend dehors, impatient et stressé de savoir si quelqu’un a profité de notre absence pour se glisser dans cette partie de la maison. Et bien, on ne s’est pas trompé… R. revient, ne sachant plus quoi penser. Il nous raconte que le lieu est rempli de draps en train de sécher, mais que tout au fond se trouve un sauna qu’il a éclairé pour en vérifier chaque coin et, il a bien trouvé quelque chose : Rui, notre hôte qu’on a raccompagné à la sortie et dit au revoir il y a environ 6 ou 8 heures, est en train de dormir tout habillé sur un banc.

WTF ??? Que faire ??? La seule solution que l’on trouve, c’est de fermer nos portes, et de mettre des bouteilles en verre sur le bas de la porte qui sépare la pièce où se trouve Rui et notre salon. Ainsi, s’il essaye de rentrer dans « notre » espace, nous entendrons les bouteilles tomber.  Puis, nous partons nous coucher, pas très sereins…

 

Jour 5 : Mercredi 27 juillet

NOUS SOMMES TOUJOURS VIVANTS !

La nuit n’a pas été tranquille car le moindre bruit m’a faite sursautée. Heureusement, il ne s’est rien passé d’anormal. Ce matin, petit-dej dans le jardin. On parle bien sûr de ce qu’il s’est passé la veille en essayant de trouver des explications…

  • peut-être qu’il vit ici en cachette quand il loue sa maison car il a besoin d’argent et n’a que cette résidence
  • peut être qu’il s’est disputé dans la soirée avec sa femme et a trouvé refuge dans ce sauna/cagibi
  • peut être même qu’il n’est jamais parti, qu’il se cachait dans les environs et attendait qu’on parte se balader pour rerentrer…
  • et surtout : où est-il maintenant ? Est-il toujours là ? Est-il enfin parti ?

Nous continuons de réfléchir à la question quand monsieur Rui sort de la salle. Il nous sourit, nous dit bonjour et part comme si de rien était. Au final, le mystère reste entier.

Ce mercredi, journée chargée : nous allons entreprendre notre première rando à Madère !

Chaussures au pied, nous prenons la route pour nous rendre à la Pointe Saint Laurent.

La pointe Saint-Laurent

Tout à l’est de Madère, se trouve la presqu’île Sao Lourenço. C’est une réserve protégée, au climat semi-aride très particulier, car totalement différent du reste de l’île. Tandis qu’ailleurs dans Madère la nature est luxuriante, dans l’Est ici c’est le désert.

La pointe Saint-Laurent est l’un des plus importants gisements de fossiles en Europe. Un grand nombre de mollusques fossilisés depuis 300 000 ans ont été retrouvés, représentant 54 espèces en tout, dont 14 qui n’existent plus. Malheureusement pour nous, nous n’en avons vu aucun.

Avant de commencer la rando, nous nous installons sur des rochers nous offrant une vue sur la falaise pour manger des bolo do caco achetés sur la route. Comme d’habitude, notre coin est envahi de lézards et on s’amuse à les observer. Puis, rassasié après un énième pesteis de nata, nous partons enfin à l’aventure.

La balade n’est pas difficile en soit, mais attendez-vous à quelques surprises : A un moment, nous passons par un chemin (l’isthme, estreito), ne faisant même pas 10 m de large.  Nous montons et descendons, montons, descendons etc jusqu’à arrivé à un pic : Morro do Furado. Ce point de vue s’élève à 160 m et est assez vertical, si bien qu’un escalier à base de rondelles de bois a été construit pour nous aider à franchir ce cap.

Je peux être honnête avec vous ? J’ai cru que j’allais tuer D. de m’avoir conduite jusqu’ici ! La dernière ligne droite a été très difficile pour moi. Mais à l’arrivée, je peux vous dire que ça vaut le coût. Vraiment. Je vous laisse admirer la beauté qu’offre cette rando.

Pointe Saint-Laurent Pointe Saint-Laurent Pointe Saint-Laurent Pointe Saint-Laurent Pointe Saint-Laurent Pointe Saint-Laurent

 

Les photos n’ont subi aucune retouche quelconque. L’eau est bien apparue telle qu’on la voit, par moment sauvage, par moment d’un bleu superbe.

Il n’y a pas grand monde sur le chemin de la rando, et encore moins, pour ne pas dire personne, à l’arrivée. Nous pouvons ainsi profiter pleinement du lieu, et prendre toutes les photos que l’on souhaite sans être dérangés. On se pose un peu avant de repartir en passant la réserve d’oiseaux. Une cabane est accessible pour ceux qui ont la volonté (et le temps) de rester observer les oiseaux. Nous prenons le temps de regarder les alentours, mais aucun volatile ne se montre. Tant pis pour nous ! On rebrousse doucement le chemin. Le vent souffle de plus en plus fort, si bien qu’on ne s’entend quasiment plus. Le soleil, lui, tape toujours autant. Le retour jusqu’à la voiture se fait beaucoup plus rapidement que l’aller.

Le podomètre indique 14 km. Pas mal pour des débutants ! En tout, pauses comprises, nous avons mis 3h15.

 

NOTE BENE : La Pointe Saint-Laurent

Départ & Arrivée : du rond-point de Baia d’Abra (quelques km de Caniçal), jusqu’à l’embarcadère (Cais). Suivre le panneau PR8

Nombre de kilomètres : une bonne dizaine

Durée : entre 3 & 4 heures

Dénivelé : entre 163 m et 5 m

Niveau : facile à moyen

 

L’Aquarium, le Restaurant

Nous reprenons la voiture pour aller jusqu’à Caniçal. La dame qu’on avait vu au point info de Funchal nous avait recommandé un resto à Caniçal qui, selon elle, valait vraiment le coup : l’Aquarium (Rua da pedradeira 9200-045 Caniçal). On suit donc ses conseils. Mais d’abord, on profite de la mer sur la plage juste en face du restaurant. C’est encore une plage de galets, mais des planches de bois servant de transat sont mis à disposition. L’eau est, comme presque partout à Madère, très fraiche.

Après une baignade et une douche, nous nous présentons au restaurant et prenons la table que nous avons réservé quelques heures plus tôt.  L’Aquarium est spécialisée dans les fruits de mer. Nous prenons plusieurs assiettes à partager pour l’entrée : crevette, patelles (chapeaux chinois), palourdes… Tous étaient cuisinés dans des sauces aux saveurs différentes. Trop bons ! Comme plats, il y a tellement de choix qu’il est difficile de n’en choisir qu’un seul. Pour ma part, j’ai craqué pour du poulpe avec des frites. L’octopus avait mariné dans une sauce tomate pour mon plus grand bonheur. Et comme j’ai toujours de la place pour le dessert, une des serveuses me montre le frigo composé de desserts faits maison. Je me laisse tentée par ce que la serveuse appellent du « pudding with maracujà ». En gros, c’est un gâteau au fruit de la passion. Je remarque qu’à Madère, les commerçants utilisent le mot « pudding » pour désigner un gâteau.

A l’Aquarium, les plats sont généreux et les prix dérisoires. Je recommande, à mon tour, vivement ce restaurant.

Ensuite, retour à la maison pour un petit apéro qui ne dure pas longtemps car tout le monde est k.o.

 

Jour 6 : Jeudi 28 Juillet

Aujourd’hui, une journée totalement différente de celle d’hier nous attend. Et oui, aujourd’hui c’est journée piscine !!!

Mais pas n’importe quelle piscine : nous allons nous baigner dans des piscines naturelles à l’ouest de l’île de Madère.

 

Seixal

Premier stop à Seixal et sa petite péninsule. D’un côté, nous pouvons admirer une toute petite plage dont le sable est noir de cendre. Nous apercevons également une cascade qui se jette dans la mer. Il s’agit du Voile de la Mariée. Selon une légende locale, la cascade représente, comme son nom l’indique un voile de mariée d’une jeune fille qui a épousé un garçon contre la volonté de sa famille. Elle a essayé de s’enfuir avec l’amour de sa vie mais malencontreusement, elle est tombée de la falaise dans la précipitation…

De l’autre côté,  nous découvrons la piscine naturelle. L’accès est gratuit et le lieu offre tout le confort nécessaire pour une baignade : transat, douches, toilettes, bar etc. Seulement une petite quinzaine de personnes sont présentes, et même pas la moitié n’ose se baigner. Il faut dire que l’eau est gelée ! Alors que les gars, D. et R, se jettent à l’eau sans réfléchir, M. et moi mettons quand même dix bonnes grosses minutes avant de réussir à nous mettre entièrement dans l’eau.

Que c’est beau ! Les vagues déchainées se jettent dans la piscine naturelle. Pendant qu’on nage, des petits poissons viennent se frotter à nos jambes.

Seixal Seixal Seixal Seixal

 

 

C’est bien sympa, mais quand il y a quelque chose impossible à négliger pour nous la bande des gros : l’appel du ventre.

On se sèche et de nouveau on monte en voiture pour trouver un petit spot où se nourrir. Par hasard, on trouve une petite adresse sympathique. La nourriture n’est pas dingue, mais le cadre est très appréciable.

Resto Seixal

 

Porto Moniz

Porto Moniz est une station balnéaire. La ville attire beaucoup de touristes grâce aux coulées de lave qui ont formé par le passé ses piscines naturelles. Mais aujourd’hui, pour gagner la satisfaction des vacanciers, le paysage s’est transformé : de nombreux hôtels, des snacks à droite et à gauche mais surtout : accès baignade facilité pour tout public . Pour vous donner une exemple, le contours des piscines a été  bétonné et des vestiaires se dressent un peu partout. Quel gâchis !

On nous avait heureusement prévenu, et nous n’avons jamais eu l’attention de nous fondre dans la masse. Nous trouvons bien mieux : à droite du  complexe de vraies/fausses piscines naturelles, se trouvent des bassins qui n’ont pas été aménagés. Zéro confort mais un décors à couper le souffle.  Autre point positif : il n’y a personne.  L’eau a beau être gelée, je ne résiste pas à l’envie de faire quelques longueurs, d’autant plus qu’avec mes amis, nous avons cette piscine rien que pour nous.

Porto Moniz Porto Moniz Porto MonizAlex From The World

 

Après cette journée revigorante, nous nous rentrons à la maison. Les garçons sont partis pêcher mais reviennent les mains vides.  Un bon apéro (MATEUS !!!), un bon repas et une bonne nuit. La formule pour une soirée reposante avant de repartir vers de nouvelles aventures !!!

 

J’ai tellement de trucs à vous raconter ! Ces derniers temps je ne suis pas trop disponibles, et encore moins le week-end, mais j’essaye de vite vous partager la suite. J’ai  pu prendre des photos de paysages merveilleux.

Et vous, vous êtes partis où cet été ? Est-ce que Madère vous attire ?

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9 Commentaires

  1. 15 mai 2017 / 17 h 46 min

    Merci de m’avoir fait découvrir cette destination !! Les paysages sont à coupé le souffle ! Difficile de croire que les photos n’ont pas étés retouchées tellement c’est beau !

  2. 7 septembre 2016 / 13 h 25 min

    Ohlala mais c’est CANON !
    (t’as mon respect éternel pour la rando, juste en regardant la photo, j’ai eu envie de mourir)

    • Photo du profil de Alexandra 7 septembre 2016 / 23 h 21 min

      On a commencé par la plus difficile, mais ça valait le coup 🙂

  3. 1 septembre 2016 / 20 h 59 min

    super les photos
    ça donne envie d y aller

  4. 1 septembre 2016 / 12 h 58 min

    Wahou la vue de Cabo Girao !!!
    C’est à couper le souffle tellement c’est beau !

  5. 1 septembre 2016 / 11 h 17 min

    Wouahhhh j’adore ton article Alex !!! Il est vraiment super ! Je note cette destination dans ma to-do list voyage 😉 XoXo

  6. 1 septembre 2016 / 10 h 49 min

    On note avec plaisir les bonnes adresses et on se delecte tellement des paysages.merci Alex

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