Brexit

Brexit

 

Jeudi 23 juin, jour historique.

Les britanniques ont voté en faveur du Brexit à 51,9%. C’est d’ailleurs une participation record pour un vote, car 72% de la population s’est exprimée. Le Royaume-Uni sort donc de l’Union Européenne après 43 ans au sein de l’organisation. Tous les médias ne parlent que de cela, car ce vote, symbolique, influence aussi le reste de l’Europe.  Personnellement, je suis déçue de cette décision, qui montre bien qu’à l’heure d’un monde ultra-connecté, la notion de frontière est encore très présente.

Le 23 janvier 2013, c’est David Cameron, Premier Ministre et alors candidat pour son second mandat, qui a proposé ce référendum. Cela lui permettait d’obtenir les faveurs des plus conservateurs. Aujourd’hui, suite au résultat, il a annoncé sa démission.

Pourquoi le BREXIT ?

David Cameron voulait, par la promesse du référendum, être élire de nouveau. Et ça a marché.

Mais en plus de cela, le Brexit permettait surtout de faire pression contre le Conseil Européen afin d’apporter quelques changements favorables dans l’Union Européenne. Les négociations, abouties en février 2016, ont ainsi permis de faire entendre la voix de David Cameron en faveur de son pays. Il a ainsi obtenu l’accord du conseil pour :

  • La monnaie : l’objectif était que l’Euro ne soit plus considérée comme la monnaie unique de l’UE, permettant ainsi, à chaque pays, d’avoir sa propre stratégie économique et de moins dépendre des Etats membres de la zone Euro. De ce que j’ai pu voir sur internet, nombre d’experts qualifient le texte relatif à la monnaie de “flou”.
  • Immigration et libre circulation des européens : le Premier Ministre souhaitait que les aides sociales des personnes de l’UE venant sur son territoire soit limitées pour tous les nouveaux migrants, selon une clause de sauvegarde de 7 ans et une échelle graduelle.
  • La souveraineté : David Cameron était contre l’union politique et il a donc demandé la modification des traités fondateurs. Il souhaitait aussi un renforcement des pouvoirs de contrôle des parlements nationaux, permettant ainsi aux Etats de refuser une loi européenne.
  • Le marché unique : Il a négocié pour que la réglementation européenne soit revue en faveur des entreprises, et pour que la libre circulation des capitaux soit revue et mieux encadrée.

Bien sûr, cela aurait du être mis en place si la Grande-Bretagne restait dans l’UE. Maintenant, elle ne sera plus concernée…

 

Démographie et BREXIT

Les résultats du vote ont montré que Londres, l’Ecosse et l’Irlande du Nord étaient contre le Brexit.

Brexit vote

Ces résultats permettent d’insister sur le clivage qui existe entre l’Angleterre et l’Ecosse, qui demande son indépendance depuis plusieurs années.

 

Brexit vote par âge

Dans une autre mesure, le fossé entre les jeunes et les séniors s’est également creusé. Des sondages ont montré, AVANT même le résultat du Brexit (le tableau ci-dessus date de quelques jours avant le vote), que les jeunes étaient en grande majorité pour le “Remain” contrairement à leur aînés, plus conservateurs, qui ont majoritairement fait moins d’études, qui ont voté pour la séparation de leur pays à l’UE.

 

Comment va être appliqué le BREXIT ?

Le Royaume-Uni est le premier état à quitter l’Union Européenne. Les mesures pour partir de l’organisation sont présentées dans l’Article 50 du traité sur l’Union Européenne.

 

Brexit infographie

Source : ToutelEurope.eu

Les négociations liées à la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne devraient durer environ 2 ans.

Quelles sont les conséquences du BREXIT ?

Difficile à dire.

Déjà, on peut se douter qu’avec le départ de David Cameron et l’analyse des votes, l’Ecosse va demander un nouveau référendum pour demander son indépendance. Et il y a de grandes chances que cette fois-ci, les écossais obtiennent gain de cause. Je vous invite d’ailleurs à aller voir mon article sur ce pays magnifique en cliquant ici

L’Irlande du Nord, à son tour,  souhaite un référendum pour proposer une réunification avec la République d’Irlande qui elle, est indépendante et fait toujours partie de l’UE.

Sur les réseaux sociaux et les médias, nous voyons que le nom du Royaume-Uni s’est transformé en #Royaume-Désuni.

Au sein de l’Union Européenne, les partis d’extrême droite ont profité de ce vote pour demander, à leur tour, qu’un référendum ait lieu dans chaque pays. Les “eurosceptiques” se frottent les mains.

Les Pays-Bas parlent déjà d’un Nexit.

D’un point de vue économique, il est encore trop tôt pour déterminer les impacts que cela va avoir. Mais aujourd’hui, on peut constater que le marché boursier a pris un sacré coup : “Autant dire que nos voisins d’outre-Manche peuvent se préparer à des lendemains difficiles. Chute de la livre (après l’annonce de la victoire du Brexit, elle a perdu en quelques heures plus de 10% face au dollar et atteint son point le plus bas depuis 1985), instauration de droits de douane, effondrement des exportations, affaiblissement des entrées de capitaux… Au total, l’économie britannique pourrait perdre jusqu’à 100 milliards de livres et presque 1 million d’emplois d’ici 2020, selon les calculs de la CBI (Confédération of British Industry), la principale organisation patronale du pays. ” d’après Capital.fr

Quoiqu’il en soit, le Livre Sterling s’est effondré, c’est le bon moment pour aller faire les soldes à Londres… !

MAJ le 27/06/2016 :

Sur le site de l’Express, je viens de trouver un article assez bien fait qui énumère 5 conséquences plus que plausibles liées au Brexit :

  • Une crise politique au Royaume-Uni
  • Une plus grande vigilance sur les marchés financiers
  • Les partis populistes et anti-establishment s’en trouvent renforcés
  • Une plus grande intégration européenne
  • Le Brexit va perturber l’équilibre interne de l’UE

Par ailleurs, le successeur de David Cameron sera nommé d’ici le 2 septembre.

 

MAJ le 28/06/2016 :

Aujourd’hui, toute la presse européenne se pose la même question : Et si le BREXIT n’avait pas lieu ?

 

Affaire à suivre…

Je vous invite à aller voir l’article de Mel de Pretty Little Truth, une française vivant au Royaume-Uni. Elle nous partage son point de vue sur le BREXIT.

Je suis curieuse de savoir, êtes vous pour ou contre une sortie de la France de l’Union Européenne ?

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